Album Review and Radio Interview

Inside the WhaleA busy week has heralded two (or more) arrangements for Steve Bingham – which can be heard here for a week: Sue Marchant on BBC Cambs.   Skip to 1 hour 28.30 for the interview and the premiére of arrangements of Get Lucky (Get Loopy) by Daft Punk and Timelapse by Michael Nyman.

Also, this rather lengthy but glowing french review by Axel Scheyder. (English Google-translation below!)

THE CURATOR INSIDE THE WHALE (AND OTHER STORIES) (Cromerzone, U.K, 2013)

Derrière ce curieux pseudonyme, THE CURATOR, se cache le musicien- producteur ALISTAIR MURPHY. Mais ce nom n’est pas usurpé car outre la musique, ce dernier est réellement curateur (commissaire d’exposition) au Cromer Muséum (d’où le nom de son label) ! Ce personnage à multiples facettes n’en est pas moins un débutant en musique, ayant fait notamment ses armes sur l’album solo de 2009 de JUDY DYBLE (1ère chanteuse de Fairport Convention), de TIM BOWNESS, membre de No Man ou encore au sein de THIRD WORLD WAR. Fort de ce pédigrée et de ses rencontres, il sort un 1er album, SOMETIME MOON, remarqué par sa revendication d’une musique à l’ancienne et de sa liste de musiciens reconnus.

C’est tout naturellement qu’il remet le couvert pour INSIDE THE WHALE, avec une plus grande radicalité         encore, s’entourant encore une fois de musiciens confirmés: épaulé par DIANA HARE au chant, ALISTAIR MURPHY, compositeur et producteur, s’occupe du chant, des guitares et claviers, secondé par MARK FLETCHER à la basse, Le violoniste de renom STEVE BENTHAM [BINGHAM], l’immense PAT MASTELOTTO à la batterie (King Crimson) et un quatuor orchestral dirigé par Phil Toms. Mais ce n’est pas tout… THE ELY SINFONIA (regardez le cv de ses musiciens, c’est impressionnant !) est également convié sur l’album, dirigé par Steve Bingham… la boucle est bouclée

Tous ces musiciens s’unissent pour ce projet qui a vocation de revenir à l’essentiel, Au naturel, sans technologie envahissante, à la façon et au style des     années 70.Tout un programme, qui commence par la forme même de l’album, un découpage en 2 faces distinctes : la 1ère avec une longue suite de 20’ et la 2ème avec 4 titres indépendants. Si sur le papier, le doute peut subsister, qu’en-est il à l’écoute ?

Les 20’ d’Inside The Whale ouvrent courageusement l’album… et quel choc ! En fermant les yeux, on a réellement la sensation d’être plongé au début des années 70 ! Pas à la façon des groupes de proto-progressif mais vraiment comme les groupes de l’époque. Jouant à fond le passéisme assumé, THE CURATOR convoque l’esprit des MOODY BLUES ou de PROCOL HARUM, assaisonnés d’une pointe orchestrale typique de ces années pour nous livrer un immense morceau. Tour à tour onirique, romantique, mystérieux, envoûtant, Inside The Whale nous aspire dans son tourbillon nostalgique remarquablement interprété pour ne plus nous lâcher. La preuve, ses 20’ en paraissent

10 ! Ici, pas de sonorité métal ou de solos à tout bout de champ, mais juste une assemblée de musiciens unis pour servir une mélodie enchanteresse. Il n’y a rien à jeter, c’est un véritable coup de maitre. Après un tel titre, comment poursuivre l’album ? Snakes And Ladders, uniquement chanté par DIANA HARE, réussit l’exploit de ne pas décevoir, grâce à un chant merveilleux rappelant aussi bien RENAISSANCE que Fairport Convention à ses débuts, à la fois plus ramassé et plus tendu, ce titre est excellent, savamment orchestré avec une mention spéciale au jeu toujours aussi subtil de PAT MASTELOTTO à la batterie. Encore une fois, c’est du grand art. The Warmth On My Pillow, plus calme, se présente plus comme un morceau de folk-rock et ce n’est pas pour nous déplaire. S’il n’a pas le niveau de ses prédécesseurs, il n’en reste pas moins très agreeable et même attachant. Ce n’est pas un chef-d’œuvre mais un bon titre dans la continuité et l’esprit de l’œuvre. Courtiers poursuit cette voie pour nous offrir une ballade bucolique. Toujours pas de grosses guitares ni de déluges techniques de musiciens surdoués mais tout simplement une harmonie pastorale, une sérénité musicale des plus appréciables. C’est déjà la fin avec First One Home, qui nous propose une belle conclusion mélancolique, tout en douceur.

THE CURATOR a frappé très fort en ce début d’année 2013 ! En prenant une ligne directrice et en l’assumant jusqu’au bout, il nous livre la un véritable joyau, une pépite, qui sera assurément un futur classique. Les amateurs de gros sons ou de progressif alambiqué ne seront pas à la fête car cette musique est tout l’inverse : romantisme, calme et mélodies accrocheuses. S’il n’y avait qu’un mot pour qualifier cet album, ce serait beauté ! En revanche, nous pouvons nous demander si une telle entreprise à encore du sens de nos jours… il est certain que par essence même, THE CURATOR n’invente rien et a recours au passé pour dénoncer les excèsesthétiques du présent ; mais sa force, c’est de l’assumer et surtout, de ne pas plagier ou de se revendiquer de tels ou tels groupes mais plutôt d’un état d’esprit, d’une époque. Au final, sa musique s’avère personnelle, nostalgique mais non passéiste. On peut ne pas adhérer à cette vision ou à cette musique. Mais il serait dommage de s’arrêter à des préjugés…      L’écouter,       c’est l’adopter !

18/20         Axel SCHEYDER

THE CURATOR INSIDE THE WHALE (AND OTHER STORIES) (Cromerzone, UK, 2013)

Behind this strange nickname, THE CURATOR, hides the musician-producer ALISTAIR MURPHY. But this name is not usurped because besides music, it is really Trustee (curator) at Cromer Museum (hence the name of his label)! This multi-faceted character is not less a beginner in music, having particular weapons solo album 2009 JUDY DYBLE (first singer of Fairport Convention), TIM BOWNESS member of No Man or the within THIRD WORLD WAR. With this pedigree and his meetings, he released a first album, SOMETIME MOON, noted for his claim of a former music and its list of well-known musicians.

It is natural that he is back for INSIDE THE WHALE with more radical still, once experienced musicians still around: supported by DIANA HARE vocals, ALISTAIR MURPHY, composer and producer, deals singing, guitars and keyboards, supported by MARK FLETCHER on bass, the renowned violinist STEVE Bentham[BINGHAM], the great PAT MASTELOTTO on drums (King Crimson) and an orchestral quartet led by Phil Toms. But that’s not all … THE ELY Sinfonia (look at the CVs of musicians, this is awesome!) Is also invited on the album, directed by Steve Bingham … full circle

All these musicians come together for this project which aims to get back to basics, the natural, non-invasive technology, the way and style of the 70.Tout a program that starts with the same form of the album a division into two distinct faces: the first with a long series of 20 ‘and the second with four independent titles. While on paper, doubt can exist, that is-it tuned?

20 ‘of Inside The Whale courageously open the album … and what a shock! By closing your eyes, you really have the feeling of being immersed in the early 70s! Not in the way groups of proto-progressive but really like bands of the time. Playing in the background assumed traditionalism, THE CURATOR summons the spirit of MOODY BLUES or PROCOL HARUM, seasoned with a typical peak orchestral these years to give us a huge piece. Alternately dreamy, romantic, mysterious, haunting, Inside The Whale draws us into its vortex remarkably nostalgic interpreted to not let us. Proof, its 20 ‘appear 10! Here, no sound or metal solos all the time, but just a gathering of musicians together to serve an enchanting melody. There is nothing to throw, it is a real master stroke. After such a way, how to continue the album? Snakes And Ladders, only sung by DIANA HARE, manages to not disappoint with a wonderful song as well RENAISSANCE recalling that Fairport Convention in its infancy, both more compact and more tense, this title is excellent, carefully orchestrated with a special mention to always play as subtle PAT MASTELOTTO on drums. Again, this is great art. The Warmth On My Pillow, calmer, looks more like a piece of folk-rock and this is not displeasing to us. If it does not have the level of its predecessors, it remains very agreeable and even endearing. It’s not a masterpiece but a good title in the continuity and spirit of the work. Courtiers continues this way to give us a bucolic ballad. Still no big guitars or technical deluges of gifted musicians but simply a pastoral harmony, musical serenity most welcome. It is already late with First One Home, which offers us a beautiful melancholy conclusion, gently.

THE CURATOR hit very hard in the beginning of the year 2013! Taking a guideline and assuming it to the end, he gives us a real gem, a nugget that will surely a future classic. Lovers of big sounds convoluted or progressive will not be at the party because the music is just the opposite: romantic, calm and catchy melodies. If there was one word to describe this album, it would be beautiful! However, we wonder if this company still feel today … it is certain that in essence, THE CURATOR invents nothing and use the past to denounce the excesses of this aesthetic, but his strength is to assume and especially not to plagiarize or claim of such and such groups, but rather a state of mind, period. In the end, the music turns personal, nostalgic but not outdated. You may not adhere to this vision or this music. But it would be a shame to stop prejudices … Listening is believing!

18/20 Axel Scheyder

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